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Maman était malade, alors Skyrim, le petit dernier, a décidé de suivre la mode en invitant des petits acariens dans les oreilles. A défaut d’aller chez un médecin, qui, rappelons-le, « n’accepte plus les nouveaux patients » il a fallu sauter le grand pas et aller chez un véto.

En plus de faire pleurer mon compte en banque, la vétérinaire lui  a donc diagnostiqué une gale des oreilles,  et m’a surtout fait prendre conscience que plus gentil et plus courageux que mon nouveau chaton, ça n’existe pas.

J’ai beau avoir eu beaucoup de chats, je ne les ai jamais emmené chez le vétérinaire tout d’abord parce que je n’ai pas une thune, mais aussi parce qu’aucun d’eux n’a jamais eu de soucis particulier. C’était donc une grande première pour moi de pousser la porte de la clinique vétérinaire pour aller soigner ma petite crevette.

Je vais vous avouer un truc, réellement, Skyrim avait rendez-vous il y a plusieurs jours, mais le petit malin s’était planqué sous le canapé au moment de partir et impossible de le récupérer, même en lui mettant de la bouffe sous le nez. J’ai donc appelé pour prévenir de mon retard, et on m’a proposé de revenir un autre jour parce qu’ils étaient débordés. Un chat donc très lucide, qui avait passé la journée à se pavaner sous mon nez, sur mon clavier et à quémander de l’attention non stop jusqu’au moment où il a entendu le mot « véto ».

Mais la fois suivante, il n’a pas pu y échapper, et je l’ai mis dans mon sac en coton pour l’amener jusqu’à la clinique. Il a tout d’abord tenté de se débattre et de partir lentement, mais a vite abandonné. En parlant de ça, peut-être avait-il peur de ne plus jamais nous revoir. J’aime penser à cette option, parce que c’est mignon. Une fois arrivé chez les médecins pour chat, une gentille dame m’a demandé d’épeler son nom trois fois, et tous les patients en salle d’attente s’extasiait sur son joli minois qui sortait de mon sac et sa taille de fourmi. Un peu mal à l’aise mais flattée, nous sommes partis en consultation immédiatement après.

Comme je vous le disais, le petit bibou a la gale des oreilles, et la véto lui a donc nettoyé tout ça et nous a montré comment utiliser la pommade. Skyrim n’a pas franchement apprécié de se faire nettoyer par une inconnue et a gentiment essayé de fuir sous la table sans grand succès vu que je le maîtrisais avec les deux mains. Il s’est ensuite laissé faire, et il était tellement mignon. Puis la véto a dit : « Il est vachement gentil quand même » et est partie chercher un médicament.

Quand elle est partie, j’ai un peu médité sur cette phrase et j’ai commencé à me rendre compte que je ne l’avais jamais vu griffer, ni cracher. Si Scoubi (ma grosse mémère), est adorable mais agressive, il a toujours tenté de jouer avec elle et de lui faire des câlins, pendant qu’elle grondait en espérant lui faire peur. Mon chat est en fait un bisounours, qui aime tout le monde et qui est plus calme que n’importe quel être humain sur cette planète.

Petite anecdote adorable qui justifie d’autant plus sa gentillesse : il a vraiment l’air d’avoir été traumatisé par le vétérinaire puisqu‘il est rentré lui-même dans le sac en coton une fois la consultation terminée.

Ca m’a tellement émue de me rendre compte de ça, de voir à quel point un petit chat peut être mille fois plus aimant et adorable que certaines personnes, que mon amour pour lui s’est multiplié par deux. Je pense que si les chats aussi ont des sentiments, il a dû ressentir le même que moi, puisque le soir, quand nous sommes rentrés, il a passé sa première nuit avec Namoureux et moi, depuis que nous l’avons, collé dans mes bras à ronronner. Les chats rendent décidément ma vie plus belle.

Je me souviens encore de la réaction de Scoubi quand j’avais un gros chagrin et que je pleurais toute les larmes de mon corps. A cette époque, je vivais encore chez mes parents, et elle semblait comprendre ma peine et venait toujours me faire des câlins. Même ma psy, à l’époque, m’avait aidé à convaincre mes parents d’en adopter un, car persuadée que cela m’aiderait beaucoup. J’avais vraiment une bonne psy. Et maintenant, j’ai deux chats que j’aime d’amour sans lesquels je ne me vois pas vivre et pour lesquels je suis prête à payer la peau du derch’ pour les emmener chez le vétérinaire. Une belle vie en somme.

Quel caractère a votre animal ? Pensez-vous que les chats ont ce sixième sens et ressentent ce qu’on ressent ?

 

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