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1) Les animaux nous aiment.

Peu de gens sont conscients du phénomène biologique qui conduit un animal, dès sa naissance ou peu après, à s’identifier et à s’attacher à la première chose qui bouge dans son entourage immédiat, et ce, pendant une période d’exposition relativement courte. Ce que nous méprenons alors pour de l’amour et de la fidélité au sens propre est en fait la simple manifestation d’un mécanisme biologique génétiquement programmé grâce auquel nous avons pu apprivoiser et domestiquer les animaux (voir sur ce blogue : Pourquoi les animaux s’attachent-ils à nous ?).

2) Les animaux sont de meilleurs juges de caractère que les humains.

Cette impression fort répandue n’a aucun fondement. Si des monstres comme Charles Manson et de nombreux autres, tous amoureux des bêtes, sont en mesure de se faire aimer par un animal, c’est à la portée du premier venu.

3) Les animaux ont un effet bénéfique irremplaçable sur la santé physique et morale des humains.

Cette allégation a été démenti par toutes les études scientifiques dignes de ce nom qui ne sont pas financées par les fabricants d’aliments pour animaux et divers autres groupes d’intérêt. Les bénéfices perçus des animaux ont été montés en épingle principalement par les médias pour vendre du chien comme on vend du meuble. Plusieurs études convaincantes, complètement occultées par les médias ont même montré que les propriétaires d’animaux étaient moins heureux et moins en forme que ceux qui n’en avaient pas. Voir à ce propos Critique de la zoothérapie sur Wikipédia.

4) La stérilisation des chiens et des chats sert à endiguer les problèmes de surpopulation.

La surpopulation associée à une consommation effrénée fait de la stérilisation une nécessité, mais cette opération sert bien aussi les besoins du maître qu‘indispose une sexualité beaucoup trop manifeste. La stérilisation facilite le contrôle des animaux en éliminant les comportements qui dérangent : les odeurs d’urine, l’agressivité des mâles non castrés, leur besoin inné d’explorer leur territoire, ne sont pas compatibles avec la vie en société. La masturbation des animaux qui s’ennuient et de ceux qui cherchent à s’accoupler avec leur maître, les saignements menstruels de la chienne et les vocalises de la chatte en chaleur, incommodent le propriétaire, qui choisit alors, avec la bénédiction de son vétérinaire, d’adapter son animal à la vie en société, les animaux à l’état brut étant beaucoup plus difficiles à contrôler.

La surpopulation animale est en partie un problème du consumérisme n’ayant aucun rapport, ou si peu, avec le manque de stérilisation. Celle-ci, d’ailleurs, est davantage un traitement pour la fièvre qu’un traitement pour la maladie. Ce faux argument, couramment employé, est un mécanisme culturel de justification dont la fonction est de soulager ou d’adoucir les sentiments de culpabilité qui pourraient nuire à la consommation. En accomplissant son devoir, en faisant stériliser son animal et en adoptant un animal « usagé » dans un « refuge », autrement dit, en faisant du « recyclage », le consommateur a l’impression trompeuse d’avoir contribué à réduire les effets négatifs du consumérisme. Il peut ensuite céder à son petit plaisir, la conscience en paix.

Pour freiner la consommation, il serait beaucoup plus constructif de démystifier les écueils au changement comme l’anthropomorphisme, le sentimentalisme et la bêtise humaineen général. Démentir en masse les bienfaits allégués des animauxserait aussi un bon début. Chose que ne font jamais les militants de la cause animale, en l’occurrence les sociétés humanitaires et PETA, les fers de lance de l’industrie des animaux de compagnie. Ces groupes animalitaires font tous la promotion de la zoothérapie qu’ils défendent bec et ongle contre toute critique et en général, ils évitent comme la peste les problèmes de fonds. Pour attirer les dons de leurs supporters, les propriétaires d’animaux, ils font surtout dans le sensationnalisme et la superficialité. Voir sur ce blogue, La protection animale.

5) Les animaux de compagnie sont bien traités aussi bien que nos propres enfants sinon mieux.

C’est l’un des mythes les plus difficiles à déraciner, car dans notre culture, la cruauté est en général dissociée du monde du plaisir et de l’affection. Pour la déceler, un révélateur, la raison, est indispensable. À l’aide de ce « médicament », le seul antidote à la bêtise humaine, il suffit de gratter la surface pour voir apparaître la réalité qui se cache derrière les penchants animaliers des Occidentaux. Dans les faits, il est aussi cruel, sinon plus, par son hypocrisie, d’aimer un chien ou un chat que de chasser le phoque ou de gaver les oies pour le foie gras.

Évidemment, si vous ne regardez que les côtés positifs de cette relation, selon vos propres critères anthropomorphiques, vous serez porté à croire que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Mais si vous élargissez votre champ de vision au-delà de vos préjugés, la vérité vous apparaîtra alors clairement. En d’autres mots, il est impossible de prendre les décisions qui s’imposent si vous ne regardez qu’une seule partie de la vérité, celle qui conforte vos illusions. L’équivalent serait de jouer une partie d’échecs en ne voyant que trois ou quatre cases de l’échiquier. La pensée parcellaire est l’un des obstacles majeurs au changement.

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