Voici les quelques sauvetages qui nous ont été amenés
 de faire chez nous ...
Ces animaux étant arrivés chez nous par hasard.

Des rencontres fortuites et pour certaines
tellement chargées d'émotions.
LE PETIT HERISSON
En novembre 2004 un petit hérisson est apparu dans
notre jardin près d’un arbre. 

 
Le bruit des feuilles a attiré notre attention et ...
Oh le beau petit ! Sûrement loin de sa famille,
il était seul et il faisait pourtant déjà très froid. 


Il aurait dû hiberner mais non ! Nous lui avons fait
une cabaneprès de cet arbre en lui donnant du jambon ... 

 

Il revînt sans cesse au même endroit puis lorsqu’il fît
vraiment très froid,
plutôt que le voir dehors cherchant
 sa nourriture en vain, nous
l'avons installé dans le garage,

 il aurait pu partir quand il le voulait mais il est resté ...

Avec de la paille (où il allait 
faire ses besoins)
des biscuits, du jambon, un oeuf qu'il gobait en ayant
fait au 
préalable un trou dedans. 

On pouvait le prendre facilement dans les mains si l'on
était doux en le saisissant
sous le ventre, il se mettait
en boule mais moins au fur et à mesure
qu'il nous connaissait.


 Il ne piquait pas tant qu'on le dit !

Vers janvier 2005 il est parti de lui-même, devenant
suffisamment adulte.

 
Puis nous l’avons vu revenir tous les mois environ jusqu’à
il y a encore quelques années avec
d’autres hérissons,
probablementla famille qu’il avait fondé !
LA PETITE CHOUETTE

Une toute petite chouette fin avril 2005 était seule, 

à terre mais pas blessée, pas de nid, 
de maman aux alentours... 

C'était un bébé, en tout cas une toute jeune chouette 
loin de savoir voler. 

Alors nous l’avons recueilli au début dans un carton, 
avec un tissu autour d’elle. 
Peu réactive, au début elle dormait un peu, puis 
lorsqu’elle ouvrit ses yeux, elle eut peur, faisant 
claquer son bec par défense car 
elle ne nous connaissait pas. 

Alors je lui ai donné du steak cru, je l'ai caressé, 
lui ai parlé et elle semblait nous reconnaître 
après quelques minutes d’adaptation chaque jour. 
Matin et soir elle mangeait sa viande, d’abord à la main, 
puis après quelques jours elle parvenait à manger seule.

 Beaucoup de temps passé avec elle, c’est inoubliable ...

Je mettais mon doigt dans son petit bec pour qu’elle me
reconnaisse en me pinçant gentiment.
 Et ça marchait !

Après 3 semaines, nous lui "apprenions" à voler, 
en l’incitant à prendre son élan dans notre garage. 
Quelques tentatives chaque jour et elle parvînt 
parfaitement à atteindre sa cible, le déploiement 
de ses immenses ailes pour ce 
petit corps etait fabuleux, fantastique.

Un mois après l’avoir recueilli, le pire moment pour nous 
arriva, la relâcher. Mais il fallait penser à son bonheur
alors nous l'avons laissé partir, elle s'envola puis 
partît 2 jours. 
N'y croyant plus, je la revis par la fenêtre
sur son arbre préféré comme si elle m'attendais pour 
nous dire merci de l'avoir nourri et sauvé. 
J'en pleurais.

Craignant de ne plus la revoir, elle revînt malgré 
tout puis prîtl’habitude tous les soirs de revenir 
chercher sa viande et se posant volontiers sur 
notre épaule, répondant à nos sifflements,
toujours près de la maison, sur un arbre 
ou sur le toit.

Août 2005 et 15 jours qu’elle n'était vraiment partie,
nous étions inconsolables et espérions qu’elle 
était heureuse et qu’il ne lui arriverait rien.

Voici ce que je te dédie ci-dessous ... 
Avec beaucoup de larmes.

TOI SI CHOUETTE

 

Petit oiseau-aigle, ma petite chouette

On t'a trouvée un jour d'avril

Toi qui étais seule, si fragile

Je t'ai nourrie, protégée

Toi qui étais sans parent, abandonnée

Je me suis prise pour ta maman

Moi qui n'ai pas d'enfant

Tu pinçais mes doigts de ton petit bec

Lorsque tu attendais que je te donne du steack

C'est la seule chose que tu as mangée

Jusqu'à ce que tu te décides à nous quitter

Ta fourrure de bébé a laissé place à de belles plumes

Toi qui répondais à nos sifflements par coutume

Tes grands yeux et tes paupières violettes

Faisaient que te voir était une fête

Au bout d'un mois, j'ai dû te donner ta chance

D'aller voler de toi-même, c'était une évidence

Tu souhaitais voir les autres bêtes

Que tu guettais de ta cage, par la fenêtre

Je t'ai aimé très fort et t'aime encore

Et suis triste de ne plus te voir dehors

Chouette, hibou ou hulotte

Je ne sais pas trop ce que tu es et je m'en moque

J'espère que rien ne t'arrivera

Car tu ne le mérites pas

Pourvu que tu ne m'oublies pas

Et qu'un jour tu reviennes vers moi

La porte t'es toujours ouverte

Toi charmante petite bête, si chouette.

 

C'est un poème de ma modeste inspiration paru dans le magazine 30 millions d'amis n° 224 de nov.2005

LE PETIT CANARD
Le Dimanche 24 juillet 2011, notre boxer Astuce se met à chiner
dans un tas de feuilles et marque un arrêt tel un chien de chasse ...
on se dit qu'elle a trouvé une petite bête comme un hérisson car
c'est déjà arrivé ou un petit lapin perdu.
 
Sous les feuilles, des poils ... jaunes et noirs !! un canard !!
On ne saura jamais d'où il s'était échappé surtout un tout petit caneton.
Astuce a voulu voir de plus près mais il était déjà assez effrayé
comme ça, même si elle toujours armée de bonne intentions
(genre léchage de bienvenue).

Ce petit "Saturnin" a de suite aimé prendre place dans une caisse
que nous lui avons concoctéavec un vieux bonnet, de la salade,
de la paille (où les cacas ne se sont pas fait attendre) du pain
trempé, ça c'est ce qu'il a mangé avec préférence au départ.

Très vite, il a su que sa bassine d'eau servait à plusieurs choses :
boire et prendre des bains, il a adoré faire trempette.
 Nous voulions - malgré que ce petit animal est très mignon
- qu'il trouve un endroit où il ne finisse pas en magret car
ce n'est pas dans nos idées et certainement que
c'était sa destinée première, alors nous avons trouvé
un foyer où nous serions certains qu'il coulerait
des jours paisibles.

En attendant son nouveau foyer, ce petit canard "exigeant"
semblait ne plus se satisfaire du pain ...
Il piaillait tellement qu'on s'est dit qu'il devait attendre
la becquée comme un oiseau avec sa maman.
Alors mon mari (pas moi ...) courageux, est allé déterrer des petits
vers de terre et à faire un très heureux petit caneton.

Les plongeant dans sa bassine, il avait l'impression de
les trouver seul et il était calmé pour quelques heures ainsi.
Il fallait recommencer l'opération 3 ou 4 fois par jours,
la nature reprenant ses droits.

Nous l'avons ainsi gardé d'un dimanche à un jeudi matin,
où ce jour là il est allé rejoindre un autre foyer des amis marnais
l'ayant recueilli. Merci à eux de lui avoir donné cette jolie vie.


Le petit Saturnin au dessus à droite, mangeant des pâtes
dans sa nouvelle maison, cotoyant des poules et les spaghettis.

On voit dejà qu'il a grandi (8 août, à droite)




Sur les deux photos ci contre, vers le 27 août "Saturnin",

en pleine mutation, perd sa couleur et attrape

quelques plumes au derrière.
"Saturnin" vers mi septembre ...

Il aime les pâtes visiblement !
... son bec s'allonge !!

Et son corps prend forme aussi.

Le 20 novembre, le futur canard se profile enfin !